CHAPITRE 1

Le surpoids et l’obésité

Quand il y a une augmentation de poids, on parle de surpoids ou d’obésité et la graisse se distribue dans le corps suivant deux caractéristiques :

« androïde ou en pomme » et « gynoïde ou en poire ».

Chez l’homme (androïde) elle s’accumule dans le thorax et l’abdomen ou bien à l’intérieur de l’abdomen dans les viscères, chez la femme (ginoide) dans la région des flancs et des cuisses. Statistiquement, pour l’homme, on observe plus fréquemment des facteurs importants de risque pour le diabète, l’hypertension, la dyslipidémie, ceci s’explique car la graisse est la première à se déposer et la première à se réduire en besoin d’énergie, mais lorsqu’elle s’accumule (dans l’obésité) elle devient dangereuse.

Chez la femme, on observe de l’arthrose sur hanches et les genoux et des varices. Dans ce cas, il y a aussi un métabolisme particulier pour lequel la graisse s’accumule et se réduit difficilement.

Pour distinguer les deux types de distribution, on peut utiliser le rapport TAILLE – HANCHES (T : H)

Le rapport T : H, supérieur à 0,85 chez la femme et supérieur à 0,95 chez l’homme, est considéré dangereux pour la santé. Si ce rapport est inférieur, l’excès de graisse ne constitue pas un danger et l’on peut vouloir perdre du poids pour des raisons d’esthétique ou de bien-être.

L’obésité peut porter à de nombreuses complications, à des états vraiment morbides, déterminés par l’excès de poids. Ces états s’échelonnent de l’hypertension jusqu’aux dyslipidémies, comme le montre ce tableau


Pathologie cardiovasculaire

Diabète II°

 

 

Hypertension artérielle

Hyper Uricémie

 

(Augmentation de l’acide urique)

Insuffisance veineuse

Dyslipidémie

( Insuffisance veineuse des artères inférieures)

(Augmentation des corps gras)

Système ostéo-articulaire

Système respiratoire

(ostéoarthrite)

(Insuffisance respiratoire obstructive)

(ostéoporose)

(Insuffisance respiratoire nocturne)

Système gastro-intestinal

Hyper insulinémie

(Hépatopie graisseuse)

(Augmentation des sécrétions)

(Colectasie)

(Insuline résistante)



En général, on considère obèse une personne pesant 20 % de plus que le poids standard de référence, mais il y a aussi un autre système qui est indiqué comme indice de masse corporelle, on l’obtient en calculant le poids en kg par le carré de la taille en mètres.

Exemple :

Taille 1,70*1,70 = 289

Poids kg 70 : 289 = 24,5 I.M.C.

Cet indice prévoit quatre catégories.

 

IMS (Indice de Masse Corporelle)

¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾

Sous poidsinférieur à 20

Poids normal20 – 25

Surpoids25 – 30

Obésitésupérieure à 30

Obésité importantesupérieure à 40

Chaque écart par rapport à l’indice normal 20–25, par défaut ou par excès, doit être considéré à risque pour l’état de santé. Chez la femme, on calcule que presque 10 % des tumeurs des glandes mammaires, au-delà de 60 ans est lié à l’obésité.

Il faut noter que, du manque de poids à l’obésité, le risque est croissant, mais il ne doit pas être négligé et le sous poids non plus. Dans ce cas, on peut aussi faire entrer les maigreurs constitutionnelles, qui représentent un plus faible pourcentage, alors que depuis quelques années l’attention des nutritionnistes se tourne sur ces patients qui sont en deçà du poids normal pour cause de troubles du comportement alimentaire, de problèmes sociaux, psycophatiques ou par influence psychologique (top-model mode etc.).

L’anorexie doit être considéré comme une véritable maladie physique et psychologique.

Au moins la moitié des personnes obèses est en hypertension et il a été démontré qu’une perte de poids même modeste (10 % du poids initial) pouvait générer des effets bénéfiques sur les complications et sur le risque de mortalité associé à l’excès pondéral, en plus de l’obésité de type viscérale, outre que de favoriser comme nous l’avons dit le diabète de la maturité (non insulino dépendant) elle provoque des altérations hématiques de type hyperlipidémie qui constitue des facteurs de risque cardio-vasculaire (artériosclérose également au niveau des coronaires et des artères inférieures).

Dans la tentative de retrouver son poids, en général avant de s’adresser à un médecin ou à un nutritionniste, la majeure partie des “essais” est effectuée avec le système du “fait par soi” qui est encouragés particulièrement par ceux que nous appelons “diet industry” et “newspaper diet”, c’est-à-dire un monde non médical qui spécule sur le désir de maigrir.

La perte de poids provoque une modification au sein des systèmes de l’organisme accompagnée d’altérations d’équilibre qui peuvent comporter des conséquences parfois graves.

Les interventions qui ne sont pas ciblées sur le contrôle du poids promettent des miracles, comme les substituts de repas, les potages, le coupe-faim (souvent aussi sous forme de médicaments), mais ces systèmes mettent à mal la santé.

L’amaigrissement fait travailler tous les organes et les systèmes organiques, mais les sujets intéressés ne se rendent pas compte qu’il n’est ni facile ni sain, du point de vue médical, de perdre du poids ; ils refusent l’idée selon laquelle le surpoids résulte d’une mauvaise alimentation et pensent que l’unique voie à suivre est celle de consulter des experts. Ces derniers, outre les thérapies ciblées et non miraculeuses, indiquent le schéma d’une éducation alimentaire qui, si l’on veut maintenir les résultats, doit être scrupuleusement respecté pour toute la vie, avec la concession d’un “écart” de temps en temps.

Il est nécessaire de changer de comportement, d’habitudes, de styles de vie ; les soi-disant “cures amaigrissantes” qui prévoient seulement un régime de restriction calorique sont inutiles, personne ne peut en effet rester au régime toute sa vie.

Il faut mettre en place un programme médico-thérapeutique qui soit aussi pshyco-éducatif et qui comprenne une alimentation correcte, de l’activité physique, l’utilisation de protéines (acides aminés essentiels).

La perte de poids, et cela les nutritionnistes le savent bien, même si elle est nécessaire, est vue par l’organisme comme un fait déstabilisant et il s’y oppose en réduisant le métabolisme de base.

 

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